Point de vue de Bill.
Je me retrouve tout seul dans le van. Les autres sont allés avec la fille dans son bateau de pouilleuse histoire qu'elle se lave, qu'elle se change et qu'elle prépare ses bagages. Non mais quelle diva! Je la deteste, elle a l'air tellement débile. C'est presque bien fait ce qui lui arrive. En plus elle est moche. Et les autres, tous en adulation devant elle. Elle a fait quoi pour ça? Elle s'est trimballé habillée comme une catin à 11 heures du soir. Non mais quelle conne! Bon, ok son père est mort, mais c'est pas ma faute. Et si on avait pas été là, ça serait quand même arrivé. Et au moins on aurait pas eu tous ces inconvénients. Il aurait suffit que le chauffeur accèlère quand le feu est passé au orange, et hop! Georg aurait pas vu qu'elle se fesait agresser. Et Gustav se serai pas pris pour un héro. Je sais pas ce qu'il a avec elle, dailleur ce qu'il a avec tout le monde. Il est irréprochable et ça m'énèrve.
Je vous rassure, je suis pas tout le temps comme ça, mais ce soir il nous arrive merde sur merde et cette fille dont j'ai oublié le nom est une belle merde. En plus le van est tout petit. Si au moins on avait le droit aux magnifiques tourbus des tournées, mais non, en prommo, on a seulement un van qui ressemble plus à un monospace, dans lequel tiennent deux banquettes et deux couchettes. Et on est parti pour dormir à 6 là-bas dedans. Mais pourquoi diable David accepte-t-il de faire le taxi pour cette tarée?
Je me fais chier. Pas de télé, Tom a embraqué sa DS, et je peux même pas jouer à papier-caillou-ciseaux avec Georg. Bon. Les clées tronent fièrement sur le tableau de bord, une idée machiavélique me germe à l'esprit. Je vais... les rejoindre et fermer le van derrière moi.
Je pousse le petit portillon et grimace. La petite passerelle pour atteindre le pont me fais plus penser aux passages qu'emprunte Indiana Jones pour traverser les canyons qu'à un porche de maison. Je tangue, tremblant, posant un pied après l'autre sur le bois qui menace de craquer à tout instant et de me laisser tomber dans la fosse aux requins. Finalement, j'arrive essouflé sur le pont du bateau. Non mais quelle idée d'habiter sur un bateau? C'est un truc de taré ça. C'est décidé, je la surnome la tarée.
Je descend à l'interieur. Waw...pas si pourri que ça, c'est grand et bien décoré. Il y a des photos de la tarée, et d'un homme que je suppose être son père. Les garçons sont assis sur des banquettes confortables, tous les 5. Gustav tend la main vers Tom qui lui passe à regret sa DS.
- Ok, t'as gagné, il a pas tenu 5 minutes. Tu me déçois, frangin, je t'aurait cru plus résistant...T'avais peur, tout seul, dans le van, dans la nuit, dans les rues menaçantes?
- Ta gueule.
- Ta gueule toi-même!
- Non, ta gueule toi-toi-même. Elle fait quoi la tarée?
J'ai toujours le dernier mot.
David me lance un regard réprobateur.
- Fais un effort Bill...Elle va pas bien du tout...t'immagines toi, si tu te fesais agresser, et que t'apprenais juste après que l'un de tes parents était mort?
Je regarde la déco, tout en immaginant ma mère mourir. Inimaginable. Ca serait horrible. Mais malgré tout, je n'arrive pas à ressentir de la compassion pour cette tarée.
Dailleur elle arrive, changée, les cheveux mouillés, une valise à la main. Elle a un regard triste et perdu, et elle parait génée de nous voir tous dans son tout petit salon.
- Euh...je suis prête.
Elle a parlé allemand. Mais maladroit. Je perd patience avec les gens qui parlent mal allemand. Surtout nos fans. Si elles sont fans, elles pourraient au moins faire l'effort de bien parler allemand.
David se met à lui parler anglais.
- T'es sûre de toi? Je veux dire...T'y a réfléchis? Tu abandonne tout comme ça? Je te connais pas, mais je suis pas sûr que ce soit une bonne idée... Tu vas tout laisser? Ta maison, tes études, tes amis?
- Je...je sais pas si vous pouvez comprendre mais...J'ai plus rien qui me rattache ici, et c'est trop dur de rester. Mon père est présent dans chacuns des atomes de ce bateau, et pour les cours, je pourrai même pas trouver la force je...
Sa voix se perd dans sa gorge. David lui pose la main sur l'avant-bras.
- Tu sais...C'est dur pour l'instant...Mais avec le temps ça ira mieux...C'est pareil pour tout le monde...
- Biensûr que je sais... Mais je peux pas...Et puis je voix pas pourquoi vous vous inquiétez pour moi, on se connais pas...Je vous demande juste de me déposer quand on arrivera à Paris.
- Si tu veux. On va tous se reposer pendant le trajet, et on verra en arrivant là-bas.
Elle baisse les yeux, évitant soigneusement nos regard, à Georg, Tom, Gustav et moi. Elle adresse un sourire triste au chauffeur, et nous suis pendant qu'on descend tous. Elle m'intrigue un peu. Je pense qu'elle sait qui on est, c'est évident, mais ça a pas l'air de la perturber. Elle ferme à clée et monte dans le van à notre suite. Elle s'installe timidement là où elle s'était assise les deux fois précedentes, dailleur là où j'étais assis avant qu'elle arrive, et elle fourre son sac sous la petite table devant elle. Elle glisse sur la banquette pour se retrouver la joue gauche contre la vitre, dos au sens de la route. Je me remmet à côté de mon frère, comme tout à l'heure, Georg se met en face de nous et Gustav et David en face de la tarée. Le bus démarre, je regarde les rues défiler, allume mon mp3 et me laisse bercer par la musiques. Il est 1h00 du matin, et on a encore du chemin avant d'arriver à Paris.
Je me retrouve tout seul dans le van. Les autres sont allés avec la fille dans son bateau de pouilleuse histoire qu'elle se lave, qu'elle se change et qu'elle prépare ses bagages. Non mais quelle diva! Je la deteste, elle a l'air tellement débile. C'est presque bien fait ce qui lui arrive. En plus elle est moche. Et les autres, tous en adulation devant elle. Elle a fait quoi pour ça? Elle s'est trimballé habillée comme une catin à 11 heures du soir. Non mais quelle conne! Bon, ok son père est mort, mais c'est pas ma faute. Et si on avait pas été là, ça serait quand même arrivé. Et au moins on aurait pas eu tous ces inconvénients. Il aurait suffit que le chauffeur accèlère quand le feu est passé au orange, et hop! Georg aurait pas vu qu'elle se fesait agresser. Et Gustav se serai pas pris pour un héro. Je sais pas ce qu'il a avec elle, dailleur ce qu'il a avec tout le monde. Il est irréprochable et ça m'énèrve.
Je vous rassure, je suis pas tout le temps comme ça, mais ce soir il nous arrive merde sur merde et cette fille dont j'ai oublié le nom est une belle merde. En plus le van est tout petit. Si au moins on avait le droit aux magnifiques tourbus des tournées, mais non, en prommo, on a seulement un van qui ressemble plus à un monospace, dans lequel tiennent deux banquettes et deux couchettes. Et on est parti pour dormir à 6 là-bas dedans. Mais pourquoi diable David accepte-t-il de faire le taxi pour cette tarée?
Je me fais chier. Pas de télé, Tom a embraqué sa DS, et je peux même pas jouer à papier-caillou-ciseaux avec Georg. Bon. Les clées tronent fièrement sur le tableau de bord, une idée machiavélique me germe à l'esprit. Je vais... les rejoindre et fermer le van derrière moi.
Je pousse le petit portillon et grimace. La petite passerelle pour atteindre le pont me fais plus penser aux passages qu'emprunte Indiana Jones pour traverser les canyons qu'à un porche de maison. Je tangue, tremblant, posant un pied après l'autre sur le bois qui menace de craquer à tout instant et de me laisser tomber dans la fosse aux requins. Finalement, j'arrive essouflé sur le pont du bateau. Non mais quelle idée d'habiter sur un bateau? C'est un truc de taré ça. C'est décidé, je la surnome la tarée.
Je descend à l'interieur. Waw...pas si pourri que ça, c'est grand et bien décoré. Il y a des photos de la tarée, et d'un homme que je suppose être son père. Les garçons sont assis sur des banquettes confortables, tous les 5. Gustav tend la main vers Tom qui lui passe à regret sa DS.
- Ok, t'as gagné, il a pas tenu 5 minutes. Tu me déçois, frangin, je t'aurait cru plus résistant...T'avais peur, tout seul, dans le van, dans la nuit, dans les rues menaçantes?
- Ta gueule.
- Ta gueule toi-même!
- Non, ta gueule toi-toi-même. Elle fait quoi la tarée?
J'ai toujours le dernier mot.
David me lance un regard réprobateur.
- Fais un effort Bill...Elle va pas bien du tout...t'immagines toi, si tu te fesais agresser, et que t'apprenais juste après que l'un de tes parents était mort?
Je regarde la déco, tout en immaginant ma mère mourir. Inimaginable. Ca serait horrible. Mais malgré tout, je n'arrive pas à ressentir de la compassion pour cette tarée.
Dailleur elle arrive, changée, les cheveux mouillés, une valise à la main. Elle a un regard triste et perdu, et elle parait génée de nous voir tous dans son tout petit salon.
- Euh...je suis prête.
Elle a parlé allemand. Mais maladroit. Je perd patience avec les gens qui parlent mal allemand. Surtout nos fans. Si elles sont fans, elles pourraient au moins faire l'effort de bien parler allemand.
David se met à lui parler anglais.
- T'es sûre de toi? Je veux dire...T'y a réfléchis? Tu abandonne tout comme ça? Je te connais pas, mais je suis pas sûr que ce soit une bonne idée... Tu vas tout laisser? Ta maison, tes études, tes amis?
- Je...je sais pas si vous pouvez comprendre mais...J'ai plus rien qui me rattache ici, et c'est trop dur de rester. Mon père est présent dans chacuns des atomes de ce bateau, et pour les cours, je pourrai même pas trouver la force je...
Sa voix se perd dans sa gorge. David lui pose la main sur l'avant-bras.
- Tu sais...C'est dur pour l'instant...Mais avec le temps ça ira mieux...C'est pareil pour tout le monde...
- Biensûr que je sais... Mais je peux pas...Et puis je voix pas pourquoi vous vous inquiétez pour moi, on se connais pas...Je vous demande juste de me déposer quand on arrivera à Paris.
- Si tu veux. On va tous se reposer pendant le trajet, et on verra en arrivant là-bas.
Elle baisse les yeux, évitant soigneusement nos regard, à Georg, Tom, Gustav et moi. Elle adresse un sourire triste au chauffeur, et nous suis pendant qu'on descend tous. Elle m'intrigue un peu. Je pense qu'elle sait qui on est, c'est évident, mais ça a pas l'air de la perturber. Elle ferme à clée et monte dans le van à notre suite. Elle s'installe timidement là où elle s'était assise les deux fois précedentes, dailleur là où j'étais assis avant qu'elle arrive, et elle fourre son sac sous la petite table devant elle. Elle glisse sur la banquette pour se retrouver la joue gauche contre la vitre, dos au sens de la route. Je me remmet à côté de mon frère, comme tout à l'heure, Georg se met en face de nous et Gustav et David en face de la tarée. Le bus démarre, je regarde les rues défiler, allume mon mp3 et me laisse bercer par la musiques. Il est 1h00 du matin, et on a encore du chemin avant d'arriver à Paris.