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*Fictions sur TH.*
*Fictions sur TH.*
*Fictions sur TH.*

Première : 17 Chapitres - Laura, 15 ans, élève de seconde, rencontre Bill et Tom par le biais d'une correspondance avec le lycée. Personnelement, je n'en suis pas très fière, et si vous venez d'arriver, je vous conseille de commencer directement par la deuxième. FIC HORS LIGNE (les autres suivront petit à petit.)

Deuxième : 21 Chapitres - Charlotte, 14 ans et demi, recontre Bill et Tom, durant son voyage en Croatie, pendant les vacances d'été entre la troisième et la seconde. Elle découvre le véritable amour pendant ces vacances. FIC HORS LIGNE

Troisième : 67 Chapitres - Claire, 16 ans, découvre un nouveau monde lors de sa rentrée en première : En effet, le petit groupe avec lequel elle jouait pour le plaisir commence subitement à devenir connu. Tout va très vite, et elle se retrouve confrontée au monde de la célébrité, dans lequel elle va faire la connaissance des Tokio Hotel, en particulier de Bill, et découvrir les joies et les peines d'un monde totalement différent du notre, en étant pourtant une simple adolescente comme nous. --> Cette fic est la continuité de la deuxième : Charlotte y est inclue en tant que personnage important.FIC HORS LIGNE

Questions-Réponses

Quatrième : fic non finie. Alice, 18 ans. Ebauche de fic. Je ne prommet rien, ne m'engage pas donc pas de résumé. Venez quand même me dire ce que vous en pensez!

_____________________

Les blogs dans mes favoris sont mes fictions favorites, que je lis très régulièrement. Elles sont à peu près classées par ordre de préférence. Celles en majuscules sont mes coups de coeur. Il y a aussi 3 blogs sur Tokio Hotel que je trouve très complets.

BONNE LECTURE !! =)


ne me parlez plus de tokio hotel
s'il vous plaît
merci
je SATURE
et je lâche l'affaire
[ Début ]

# Posté le samedi 23 septembre 2006 06:59

Modifié le mercredi 11 février 2009 13:16

Chapitre 1

POINT DE VUE D'ALICE

Vrrrr. Je m'empare de mon portable et décroche distraitement.

- Oui?
- Allo Alice? C'est Lucie!
- Salut ça va?


Je change mon téléphone d'oreille pour ouvrir mon tiroir et fouiller dans mes vêtements. La lumière forte de début septembre perce à travers la vitre épaisse.

- Super! On peut se voir cet aprèm' ?
- Je suis désolée, ça risque d'être difficile! Je vois Alex, et je vais être en retard.
- Alex? Alex le nouveau?


Ben oui, le nouveau, le SEUL Alex du lycée. Qui veux-tu que ce soit d'autre?

- Oui!
- Mais attend! Tu rigole? Toutes les filles du lycée sont amoureuses de lui, et tu me lâche comme ça que t'as un rencard avec lui?
- C'est pas un rencard!
- Alors explique moi comment tu le connais?
- Il est dans ma classe, je te le rapelle! La prof d'éco a fait elle-même les groupes pour les exposés, et on est ensemble.
- Sympa la prof, des éxposés dés la rentrée!
- Ouais, c'est clair que c'est pas cool. On va bosser ensemble.
- T'as vraiment trop de la chance, ce gars est MA-GNI-FIQUE! Il faut absolument que tu te le fasse!
- Mais oui! Tu m'as vue une seule seconde?


Je me poste devant mon miroir. Je ne me trouve pas particulièrement moche, mais j'aime bien me dévaloriser pour qu'on me rassure un peu. J'ai des traits assez fin, un visage rond encadré d'un carré rétro avec une frange toute droite. Mes cheveux sont châtains clair tirant vers le blond, et mes yeux bleus. Les gens me disent souvent que j'ai un visage atypique, ça les perturbe souvent, mais la plupart des gens de mon lycée me connaissent depuis le collège, alors ils sont habitués. Mais bon, Alex ne me connait que depuis une semaine.

- Oui je t'ai vue, et c'est carrément dans tes capacités physiques! Ecoute, il faut que tu l'allume! Je sais! Mets ta robe léopard!
- Quoi? Tu rigole? C'est une robe de catin, je la mets que pour carnaval!
- Il faut absolument que tu l'impressione! S'il-te-plait! Mets-la!


Je la sort de mon tiroir et la déplie. Elle est courte. Très courte.

- Non, il va me prendre pour une dingue.
- Et alors? Il faut que tu marque son esprit! Il te plait, non?
- J'ai JAMAIS dit ça.
- Allez, Alice!


Je reste silencieuse, me contorsionnant pour plaquer la robe contre moi devant ma glace, tout en gardant le téléphone à l'oreille.

- Alice? T'es toujours là?
- Oui oui
- Allez Alice! Mets-la!
- Je sais pas...
- Ecoute, tu la mets, et en échange je te donne tous mes desserts à la cantine jusqu'au prochaines vacances!
- Tu me le prommets?
- Oui, juré craché!
- Bon ok.
- T'es trop géniale!
- Je sais.
- Vous allez bosser où?
- Bun...Chez moi!
- Chez toi? Mais...Il sait que t'habites dans une péniche?


Je soupire. Ouais j'habite sur une péniche. Depuis toujours. Non pas par soucis financier, mais à cause du degré de bargitude de mon père. Pendant tout mon collège, les élèves m'appelaient "la pêcheuse". Je rentrais tous les soir en pleurant vers mon père, en lui disant que je voulais déménager. Rien à faire. Ma mère n'était plus là depuis longtemps, partie je ne sais où, prétextant ne plus supporter l'immaturité de mon père. Elle n'a plus jamais donné de nouvelle, ni à moi, ni à ma soeur, partie elle aussi, pour aller vivre dans une yourte au Canada avec un homme poilu qui me faisait un peu trop penser à mon père. Depuis mes 11 ans, je vit seule avec mon père dans un bateau. Chose dont j'ai eu honte jusqu'à mes 15 ans. Mais j'ai finit par accepter mon sort, et à en rire. La plupart de mes amis trouvent ça trop cool. Surtout le petit pont pour atteindre la péniche qui flotte depuis des années au même endroit, contre la rive gauche du fleuve qui traverse ma ville.

- Non il sait pas... Je vais le retrouver place Poncet... Ca lui fera une petite surprise!
- Euh...Esperons qu'il ne soit pas choqué.
- Il a 18 ans, comme moi, il est mature. J'pense que ça le fera rire. Enfin j'éspère!
- J'éspère aussi.
- Bon faut vraiment que j'y aille! Je t'apelle ce soir pour te raconter!
- Essaye de tenter quelque chose, ok?
- Ok!


Je raccroche et regarde ma robe d'un air sceptique. Mais l'image de beignets en double jusqu'à la Toussaint me motive, et je l'enfile. J'ai vraiment l'air d'une péripathéticienne. Je passe un gilet pour la couvrir, enfile mes chaussures et monte sur le pont. Il est 14h00, le soleil brille, il fait chaud. L'eau clapote, les oiseaux chantent et les arbres sont d'un vert profond, se détachant sur le ciel bleu vif. Magnifique. Je descend sur le trottoir et ferme le "portillon".

Quand j'arrive au lieu de rendez-vous, Alex est déjà là. Polo noir, lunettes de soleil. Carrément un beau gosse. Il me sourit et se dirige vers moi, pour me faire la bise. Il ne fait aucun commentaire sur ma tenue, mais je vois son regard à travers les verres teintés se poser sur mes jambes.
On commence par marcher en silence. Le soleil tape fort sur nos nuques, il y a du monde en ville, la plupart des gens déjeunent sur les terrasses des petits restaurants, et les pigeons s'envolent quand on arrive trop près d'eux. Je devrai me sentir gênée de ce silence embarrassant, mais pourtant je me sens étrangement sereine. Ce n'est pas le cas d'Alex. Il se gratte timidement la gorge.

- Euh...Tu habites loin?
- Non... 5 minutes à peine.
- Ok.


Il regarde distraitement sa montre.

- Tu viens d'où au fait?

Il sourit franchement face à cette bouée que je lui lance. On discute bien, et on se trouve pas mal de points communs. Quand on arrive au niveau de mon bateau, je m'arrête. Lui continue dans sa lancée, puis se retourne surpris.

- Tu fais quoi?
- On est arrivés!


Je sors ma clée pendant qu'il lance un regard circulaire autour de lui, le regard interrogatif. Il s'apprète à dire quelque chose quand je rentre la clée dans la serrure du portillon.

- Tu...Tu habites ici?
- Oui.


Je m'efface pour le laisser monter en premier. Mais il reste immobile, et sa bouche s'étend dans un grand sourire.

- Oh non? C'est pas vrai! Mais...C'est trop cool!

Je rigole sur le coup de la surprise.

- Mais...Ca fait combien de temps que t'habites là?
- Depuis toujours.
- Nom d'une pipe, t'as trop du bol.


J'éclate de rire. Il monte en lancant des regards emmerveillés de tous les côtés. Je le rejoins, et il me sourit.

- Tes parents sont là?
- Non, mon père est allé manifester avec ses amis moustachus dans une exposition d'art conceptuel à Paris, sois-disant parce qu'il trouve ça abject.


Il éclate de rire et en oublie par la même occasion de poser la fâcheuse question sur ma mère.
J'installe les bouquins et mon ordinateur portable sur la table sur le pont, et on travaille au soleil, en sirotant des jus de fruits. Le temps passe vite. Ce mec est beau, on s'entend bien, le temps est magnifique.
C'est vraiment une belle journée.
Vers 19h30, notre exposé est bouclé. Alex se lève en s'étirant. Comme d'habitude en fin de journée d'été, de nombreuses mouches, attirées par la chaleure, volent autour de nous. J'en chasse d'un geste distrait et me lève aussi. Il a remonté ses lunettes sur son crâne, et je regarde ses deux yeux bleus gris profonds. Une pensée totalement idiote me traverse l'esprit. Je me dis que si nous avions des enfants tous les deux, ils auraient de très beaux yeux.
Il me lance un adorable sourire. Quelle belle journée.


POINT DE VUE NEUTRE

A des centaines de kilomètres d'ici, de l'agitation. Des cris, des bousculades. Un coup de feu.


POINT DE VUE D'ALICE

- Tu me raccompagne? J'ai oublié comment on vient.
- Aucun problème.


J'enfile ma veste et nous retournons vers le centre ville. Malgré le fait que nous soyons dimanche soir, il y a encore beaucoup de monde dans les rues. Quand on arrive sur la place où on s'était retrouvés en début d'après-midi, Alex se retourne vers moi, le sourire au lèvre.

- On est bien ici, j'ai pas envie de rentrer tout de suite.
- Tu veux qu'on fasse un tour?
- Ton père rentre quand?
- Euh...Il dois rentrer dans la soirée, il m'a pas donné d'heures précises...Pourquoi?
- Ca te dit qu'on mange au resto?


J'ouvre la bouche surprise.

- Au restaurant...Tu veux dire Mac Do?
- Non, sur une terasse, ici...
- Euh...Ben c'est une bonne idée, mais j'ai pas pris mon sac ni rien je...
- Mais c'est moi qui paye voyons!


Je le regarde, ébahie. On se connais depuis une semaine, c'est la première foi casiment qu'on se parle, et il m'invite au restaurant. C'est une blague?
On s'installe sur la terrasse d'un restaurant et on commande nos menus. Pendant qu'on mange, la nuit tombe. J'observe ses yeux briller à la lueurs des lampes disposées autour de nous. Le temps passe vite, il me fait rire. A la fin du repas, je le regarde payer l'addition avec un sourire en coin.
On se lève et on marche dans les rues qui se sont peu à peu vidées. Il fait nuit noire maintenant, je frissone. Alex me sourit. Je lui demande:

- Il est quelle heure?
- ...22heures passées.
- Oh merde! Mon père doit être rentré et s'inquiéter à mort. En plus demain on a cours et...


Il rigole, et je remarque une fossette sur sa joue.

- Ok...euh je te raccompagne pas jusqu'à ton bateau excuse moi j'avais pas non plus vu le temps passer et...

Il s'arrête de parler et me fixe. Puis il s'approche lentement de moi, et m'embrasse doucement sur les lèvres. Je me retient de sursauter sous la surprise, et joue la fille qui s'y attendait en prolongeant le baiser. Il se détache de moi et me sourit.

- Bon j'y vais... On se voit demain au lycée!
- Oui...je...oui...daccord...je


Il rigole devant mes baffouillements.

- Viens un quart d'heure plus tôt je t'attendrait devant le portail daccord?
- Oh tu me fais me lever tôt après m'avoir fait veiller super tard!

Il rit de nouveau, et m'embrasse encore.

- A demain!


Et il s'eclipse. Je me retrouve les bras ballants et les joues rosées, dans cette nuit, sur cette place vide.
Je gère, un copain dés la première semaine de cours. Et ce copain est le mec le plus en vue du lycée. L'année de terminale commence bien.
J'essaie tant bien que mal de revenir à mes esprits, et je retourne vers chez moi, sur un petit nuage.

La nuit m'entoure, et les rues sont vides. Mes pas claquent sur le macadam et résonnent sur les murs des immeubles. Je sursaute quand j'entend des bruits derrières les poubelles, et prend soudainement conscience de l'heure plus que tardive et de ma tenue plus qu'inappropriée. J'accélère le pas pour arriver à l'endroit où la petite rue débouche enfin sur celle plus large qui longe les quais. Je suis rassurée ici, il y a des arbres et des lampadaires. Mais il n'y a presque aucune voiture, et aucun passants. Je fixe mon bateau, au loin, et remarque des silhouettes juste à côté. Sauvée, si je me fait agresser, ils pourront me protéger. Mais en m'approchant, je réalise que les silhouettes sont celles de deux hommes plutôt du genre flippant. Ils fument, ont des blousons de cuirs, la trentaine. Ils parlent fort, et de façon agressive. Je ralentis l'allure, réfléchissant à une tactique pour les éviter, mais rien à faire, ils sont à cinq mètre à peine de mon bateau, je suis obligée de passer devant eux pour l'atteindre.
Je peste intérieurement, tandis que me jambes que j'essaie de rendre le moins flageolantes possible me rapprochent peu à peu de mes deux agresseurs potentiels. Ca y'est, je suis repérére. Ils se sont tus et me fixent. Puis étrangement, je suis prise d'un élan de courage. "stop les préjugés, qui te dit que ces deux loubars vont t'agresser?". J'accèlère inconsciament l'allure et me retrouve à leur niveau. Un des hommes fait claquer sa langue au fond de sa gorge comme pour appeler un chien. Je fais comme si je n'avais rien entendu. Mon dieu, mais qui m'a donné l'idée de mettre cette robe? Prommis, si je m'en sors, demain je pète la gueule de Lucie.

- Hé mademoiselle!

Le deuxième mec s'est avancé. J'accélère l'allure, feignant la surdité.

- Mademoiselle!
- Oui?


Je me retourne à contre-coeur.

- T'as pas l'heure?
- Non désolée.


Il sourit, et je vois briller une dent en or dans l'obscurité.

- Menteuse.
- Pardon?
- Menteuse j'ai dit.


Je soupire, à mi-chemin entre la panique et la colère. J'essaie de dissimuler les tremblements de ma voix.

- Je mens pas, vous voyez bien, j'ai pas de sac, pas de port...

Je réalise soudain ma situation plus que dangereuse. Je jette un coup d'oeil discret vers ma péniche, les lumières sont éteintes, mon père n'est pas là. Si je cours dedans, ils pourront rentrer comme ils veulent. J'ai pas le moyen d'appeler la police, ni rien. Merde. Je décide de continuer mon chemin jusqu'à trouver un restaurant ouvert, ou quelque chose. Je jette un regard aux deux hommes qui me fixent dangereusement.

- Bonne soirée...

Et je repars.

- Mais attends!

Une poigne ferme se resserre autour de mon bras. J'essaie de me dégager, mais il me serre bien trop fort.

- Lâchez moi!
- Tu veux pas discuter un peu avec nous espèce de salope?
- Je suis pas une salope!


La peur entre en moi et possède chacune des parcelles de mon corps. Je sens les larmes monter, et mes poumons se gonffler d'un air toxique. Mon coeur a quadruplé de vitesse, faisant battre mes tempes, mon cou. L'homme tire sur mon bras et me ramène à lui. Il sent fort, je gémis.

- Si, t'es une salope. Tu sait ce qu'on fait, mon pote et moi, aux salopes?
- Je vais crier pour appeler de l'aide, quelqu'un va venir et...


Le deuxième s'est approché et tend un couteau devant mon visage.

- Essaie de crier.

Je suffoque de peur, fixant la lame à quelque centimètres de mon visages. Tout mon sang afflue dans mon cerveau, créant un bourdonement saturé et incessant, comme une borne qui me crie "DANGER". Mon dieu, dans quelle merde je me suis mise? Tout sature en moi, je sens la fin venir.

# Posté le mercredi 27 février 2008 17:20

Modifié le vendredi 29 février 2008 17:09

Chapitre 2

POINT DE VUE DE GEORG

Je laisse aller mollement ma tête contre la vitre du van. Les légères secousses du véhicule la font balancer, mais ça me berce. Il doit être quoi...bientôt onze heures du soir, et je devrai être à l'hotel, à Paris, en train de prendre une bonne douche mais non. Je sais même pas dans quelle ville on est, mais je suis sûr que c'est pas Paris. Il nous arrive que des crasses depuis une semaine et on est tous de mauvaise humeure. D'abord la grève dans les aéroports italiens. On doit retraverser toute la France en bus, tout ça pour cette prommo française trop gonfflante. Et comme par hasard, c'est NOTRE van qui a eu des problèmes à la frontière. Tous les autres camions ont continués jusqu'à Paris, à cause des reservations de l'hotel, et on se retrouve paummé, à six, dans cet espace clos à remuer nos idées noires, après être réstés coincés de longues heures à la douane.
Bill et Tom viennent de se taire, après que Tom aie eu le dernier mot dans une chamaillerie idiote, le silence fait du bien. Gustav trifouille son portable, cette situation n'a pas l'air de vraiment le toucher. David est à l'avant du véhicule, avec le chauffeur, ils discutent, ils rient et moi j'en ai marre. Je ne comprend pas pourquoi on est dans cette merde. Pourquoi nous?
Le van roule à vitesse modérée, sur une longue rue, qui longe les quais d'un fleuve dont je ne connais pas le nom, et dont de toute façon je n'ai rien à battre. Je laisse glisser mon regard sur les bateaux ammarés, de toutes sortes. Le véhicule freine, feu rouge. Je remue mon genou de façon stressante mais le regard que Tom me lance, assis en face de moi, me dissuade rapidement. Je regarde de nouveau dehors, et trois silhouettes m'interpellent. Les rues sont vides, à part ces trois là, quelques mètres plus loin. Je pense d'abord à une bagarre entre trois hommes, mais remarque qu'il y a une fille. Je commence par ne pas vraiment y préter attention. La fille est habillée comme une prostituée, s'en est sûrement une. Mais le feu s'éternise, et je continue de fixer la scène. Mon coeur s'emballe quand je me met à comprendre qu'il s'agit en fait d'une agression, en voyant luire la pointe d'un couteau.
Je file un coup de pied à Tom par dessous la table.

- Regarde!

Il tourne distraitement la tête et regarde l'endroit que je lui indique.

- Quoi?
- La fille est en train de se faire agresser.


Gustav lève la tête de son portable.

- Dequoi?
- Viens voir.


Il se lève et se penche à côté de moi pour regarder par la vitre. Tom me lance un regard mi étonné mi affolé.

- Mais... On doit faire quoi là?

Le feu passe au vers et le véhicule redémarre.
Gustav se redresse et crie au chauffeur de s'arrêter. David se retourne étonné. Je lui montre la fille du doigt.

- Fais quelque chose!

Je croise le regard de Bill. Dans toute cette agitation, il semble blasé. Il ne s'est même pas levé pour voir ce qui se passait. Je l'interroge du regard pendant que David et le chauffeur descendent du véhicule. Les cris me font me détacher aussitôt, et je me reconcentre sur la scène, à travers la vitre. En voyant le van s'arrêter et le chauffeur et David arriver, les deux agresseurs sont partis en détalant et en criant. David leur court après sur quelques mètre, mais abandonne vite, en revennant sur ses pas. La fille s'est écroulée sur place, en se recroquevillant sur le trottoir. Gustav descend du bus à son tour, pendant que le chauffeur s'approche de la fille. Je n'entend pas les paroles. Tom suit attentivement la scène comme moi. Une pensée indigne me traverse l'esprit : "enfin une distraction". Le chauffeur s'est timidement penché sur la fille et lui passe la main sur son épaule tremblante. Elle a l'air beaucoup plus jeune qu'elle n'y paraissait tout à l'heure. Elle me fait penser à nos fans, quand elles s'évanouissent. Elle a les cheveux coupés au carré, blonds foncés, et elle porte une robe en léopard.

- Tu crois que c'est une pute?

Tom me regarde. Je hausse les épaules.

- Non je pense pas, vu comme elle a l'air traumatisée. On descend tu crois?
- Non.


C'est Bill qui a répondu, toujours enfoncé dans son siège, l'air impassible.

- Pourquoi on s'arrête pour cette fille? On est déjà assez en retard comme ça. Ca me gonffle.
- Mais Bill t'as rien vu! Elle était sur le point de se faire violer si ça se trouve!
- Ben c'est pas mon problème.


Je croise le regard de Tom qui hoche la tête d'un air entendu. Bill a vraiment pété son cable. Dehors, le chauffeur a aidé la fille à se lever, et David s'est penché sur elle pour lui parler. Elle répond en hochant la tête, de ce que j'entends, ils parlent en français. Gustav remonte à toute allure dans le van. Je le regarde.

- Alors, qu'est-ce qui s'est passé?
- Apperement on est arrivé juste avant que... Enfin voilà quoi.
- Putain ça craint...


On se remmet tous les trois devant la vitre. David a laissé la fille dans les bras du chauffeur pour passer la tête par la porte du van.

- On va l'emmener au commissariat pour porter plainte.
- Putain ça saoule!


Bill se lève d'un coup et file à l'arrière du van s'allonger sur sa couchette. David fait comme s'il n'avait rien entendu, et tend la main à la fille pour qu'elle monte.

# Posté le dimanche 02 mars 2008 13:20

Chapitre 3

POINT DE VUE D'ALICE

L'inconnu me fait monter dans un bus aux vitres teintées. Ca pourrait paraitre carrément suspect, mais je ne me suis toujours pas remise de mes émotions, et ne réfléchis pas vraiment. La première chose que je remarque, c'est qu'il fait frais. Ca me fait du bien, je ferme doucement les yeux en respirant, et sentant la légère climatisation souffler dans mes cheveux. Puis je les ouvre de nouveau. Le premier homme s'est installé au volant, et l'autre me sourit d'un air encourageant. Je cherche le troisième, celui qui est descendu un moment, et dont le visage était caché par une casquette, et je vois que le bus est aménagée comme un camping-car. Je ne cherche même pas à trouver ça bizzare. L'homme me dit de m'assoir, et referme la portière. Je rentre complêtement dans la partie aménagée, et reconnais tout de suite l'homme à la casquette, sur la droite. Je m'assied en face de lui, et colle ma joue droite à la vitre. Le bus démarre. Je souffle lentement, en essayant de reprendre mes esprit. J'ai encore les mains qui tremblent, sous la terreur, mais je me sens incroyablement soulagée. Je m'apprète à me relever pour aller remercier celui qui conduit et l'autre résté à l'avant du véhicule, mais une voix retentis.

- Ca va?

Le garçon à la casquette. Il a une drôle de façon de parler. Je lève la tête et le regarde. Il me sourit. Il me dit quelque chose, vraiment. J'ai l'impression de perdre la tête. Je passe ma main dans mes cheveux et répond, fébrile.

- Je...Oui...merci ça va aller, c'est bon maintenant, c'est finit...

Il me regarde, et je me rends compte dans son regard qu'il n'a pas compris ce que j'ai dit. A ce moment là, l'homme qui est resté debout parle derrière moi.

- Il ne parle pas très bien français.

Lui aussi à un accent. Je n'avais pas remarqué. Je tourne la tête vers ma gauche, pour lui répondre, et remarque alors deux autres garçons assis face à face, contre l'autre vitre. Je les reconnais. C'est les Tokio Hotel. Enfin, je suis sûre pour le gars avec les dreadlocks. La première pensée qui me viens à l'esprit, c'est qu'il n'y a pas le chanteur, celui qui ressemnble à une fille. Puis je me demande ce qu'il font là. Ils sont allemand, non? Ils devaient avoir un concert ce soir. Ca a du terminer à 21h. Pour que les gamines puissent se coucher tôt. J'ai envie de leur demander confirmation, qu'ils me disent que c'est bien eux, mais je croise le regard de celui avec les cheveux longs, et me rend compte qu'il se demande, justement, si je sais qui ils sont. Et je n'ai pas envie de leur donner cette satisfaction. Evidement, tout le monde sait qui ils sont. Mais eux ils ne le savent pas. Enfin je pense. Je me sens mieux, la peur est redescendue. Mais une drôle d'impression reste en moi. J'ai peur que les deux agresseurs me retrouvent, et que cette foi ils aient appelé tous leurs copains. L'homme resté debout se penche sur moi.

- Tu es sûre que ça va?
- Je...j'irai mieux quand je serai rentrée chez moi, avec mon père.
- Oui biensûr. Comment tu t'apelles?
- Alice.
- Daccord, moi c'est David. Excuse moi, je ne parle pas très bien français non plus.


Il me sourit et m'attrape le poignet. Il y a des traces rouges, là ou l'agresseur m'a serré.

- J'éspère que la police va les retrouver.
- Pas autant que moi.


Je soupire légèrement. Le chanteur avec les cheveux touffus arrive du fond du bus. Il ne me lance pas un seul regard et s'assied à côté de celui habillé en rapeur, en machant son chewing gum. Les deux, et le brun aux cheveux longs se mettent à parler allemand. Je cherche pas à faire l'effort de comprendre, ils parlent beaucoup trop vite. Je ferme les yeux en écoutant le vombrissement du moteur, sous le regard perçant du garçon à la casquette. J'essaie de me rapeller son nom, c'est Gunther ou Helmut. Une connerie dans le genre sûrement. Je suis sûre que le chanteur s'apelle Bill, et que le guitariste s'apelle Tom. Mais les deux autres, aucune idée. Je ne sais même pas de quel instruments ils jouent. Je les regarde. C'est bizare qu'ils soient là tous seuls, en pleine nuit. Normalement, ce genre de stars ont toutes une tripotés de techniciens, producteurs et photographes en permanence avec eux. Les trois se sont tus, ils regardent tous dans une direction différente. Je croise le regard de Tom, et tressaillis légèrement, puis détourne aussitôt mes yeux.


POINT DE VUE DE TOM

Le chauffeur a redémarré quand la fille s'est assise. Elle ne nous regarde pas, ni Georg, ni moi. Ses longues jambes fines tremblent. Elle parait fragile, mais elle me laisse un peu indifférent. Toutes les filles me laissent indifférent. J'en vois trop, de paires de nichons, de corps exités, qui se trémoussent, qui remuent, pour moi. C'est comme une lassitude. Gustav lui demande si elle va bien, en français. Il est con, il fait toujours le gars concerné, serviable, cool, avec les gens, mais pas avec nous. Je l'aime bien, c'est mon pote, mais j'ai l'impression qu'il me prend pour un débile parfois. Et c'est pas du tout le cas. Enfin je crois. David arrive à sa rescousse pour faire l'interprète.
Elle tourne la tête vers nous, et je fais vite mine d'être absorbée par la route qui défile. Elle n'a pas l'air étonnée de nous voir, et je me demande si c'est parce qu'elle ne nous reconnait pas, ou alors si c'est parce qu'elle est fan. Je vois dans le reflet de la vitre qu'elle a un échange de regard avec Georg. Je suis sûr qu'il fantasme sur elle. Lui c'est le contraire de moi. Plus y'a de fille, plus il est exité. Il a de la chance d'être célèbre, parce qu'il peut combler cette exitation. En même temps, si il était pas célèbre, y'aurai pas autant de filles pour l'exciter. Je réfléchis trop. David s'est penché sur la fille, me cachant mon magnifique champ d'observation, j'ai nommé la vitre du bus, et je suis obligé de la regarder directement pour la détailler. Bill reviens et s'assied à côté de moi.

- On y arrive bientôt au commissariat?
- Aucune idée. Je sais même pas si on va rester avec elle ni rien.


Je lui lance un regard insistant. Il soupire.

- Je sais que c'est grave et tout ce qui arrive, mais ça fait chier quand même. On a déjà eu suffisament de merde...Enfin je veux dire, ok c'est normal qu'on l'aide si y'avais personne mais c'est balo que ça tombe sur nous. Comme par hasard.
- C'est clair.
répond Georg

J'admire sa capacité d'adaptation aux points de vue des autres. Il a jamais de problème d'opinion, il est toujours cool et daccord avec tout le monde.
Bill se redresse sous cet appuis, comme rechargé en puissance, et continue sur sa lancée.

- Et puis putain, on se fait chier, que nous dans ce petit espace. J'ai tellement hâte qu'on arrive.
- C'est ta maquilleuse qui te manque?
dis-je d'un ton ironique.

Bill lève les yeux au ciel et Georg éclate de rire. Je souris. Bill n'est rien sans elle, elle est toujours là pour lui rectifier n'importe quel petit pet de travers. C'est son ange gardien.

- Bill est amoureuuuux? lâche Gerog.

Mon sourire s'efface et je fixe la vitre. Ca me noue le coeur, dés qu'on parle de la sexualité de Bill. J'ai l'impression que c'est le showbizz qui le rend pédé, et j'aime pas qu'on fasse des blagues là-dessus, surtout quand elles me donnent l'impression qu'il est hétéro. C'est déjà bien assez dur de le voir jouer toute la journée devant les caméras. Je me met à confondre rêve et réalité. Plus personne ne dit rien. Je regarde de nouveau la fille. Nos regards se croisent. Elle est mignone, mais elle a une tête un peu bizarre. Inhabituelle. Elle détourne les yeux, intimidée. Elle me reconnais, donc.
"Vous êtes arrivés à destinations". Le GPS emmet deux bip, et le van s'arrête devant ce que je suppose être un poste de police. David attrape la main de la fille. Quel pervers. Mais je remarque qu'elle la retire vite, fesant mine de réajuster sa robe. Ils descendent et je les regarde entrer dans le comissariat. Quelques minutes à peine plus tard, David ressort, seul, mais il reste sur le parvis, et se grille une clope. Bill trépigne.

- Putain il saoule! C'est pas le moment de fumer! On repart!
- Calme toi!


Bill soupire et enfonce ses écouteurs dans ses oreilles. J'entend le CD de Timbaland résonner. Je frappe à la vitre. David ne me vois pas, mais il m'entend. Il écrase sa clope et monte dans le bus.

- On y va pas?
- Non, on va la ramener chez elle quand elle aura finis sa déclaration.


Gerog et Gustav se taisent, mais je sens moi aussi l'impatience monter.

- Mais c'est bon! Je vois pas pourquoi on fait ça! On va arriver super tard à Paris!
- Ecoute, j'ai dit que je la ramenais, c'est trop tard maintenant. Et puis au point où on en est, une heure de retard de plus ou de moins...


Gustav rigole, Bill soupire et monte le son de son i-pod et Georg me propose une partie de DS que j'accepte avec un sourire.


____
vos commentaires me font fichtrement plaisir, nom d'un allume-cigare!!
par contre je suis désolée de pas avoir été claire dans ce chapitre: BILL EST BIEN PD haha

# Posté le samedi 08 mars 2008 13:55

Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:03

Chapitre 4

POINT DE VUE D'ALICE

L'homme qui s'apelle David entre avec moi dans le commissariat. Il n'y a personne, juste une femme officier derrière le comptoir qui écoute la radio. Elle la coupe quand on rentre. David explique rapidement la situation. La femme me toise avec un air supris, mais quand elle croise mon regard elle se détend.

- Bon, on va déposer une plainte contre X, puisque vos agresseurs se sont enfuis.
- Daccord.
- Asseyez-vous.
me dit-elle en levant les yeux vers David.
- Je vais fumer dehors... Alice c'est ça?... On t'attend et on te déposera chez toi ensuite.
- Oh merci beaucoup mais c'est pas la p...


La policière pianote sur sa table. Je me tais et David sort. La femme me pose des questions. Je lui raconte en détails la scène et décris les hommes.

- Ils vous ont fait du mal? Frappé...ou fait des attouchements?
- Ils m'ont seulement préssé le bras... Le monsieur est arrivé à temps.
- Dommage...
- Heuresement plutôt...
- Oui biensûr... Mais on a pas tellement d'accusation...
- Mis à part le fait qu'ils m'ont menacés avec un couteau?


Deux policiers arrivent de la porte du fond, des tasses de café à la main et s'asseyent à côté de leur collègue.
La femme reprend.

- Et vous fesiez quoi dans cette tenue, à cette heure-ci?
- Oh je sais que ça parait bizare, mais c'était imprévu que je sorte si tard, j'ai été retenue...et je n'ai toujours pas mes affaires sur moi...


Elle tape rapidement sur son clavier, puis s'arrête en se balançant sur son fauteuil.

- Bon...je vais prendre votre nom, votre âge, vos coordonnées...
- Oui biensûr... Je suis Alice Delval, née le 3 mars 1989...
- Vous êtes majeure...vous êtes domiciliée chez vos parents?
- Oui chez mon père, Robert Delval...


Un des hommes pose sa tasse de café.

- Robert Delval vous dites?
- Oui...


Il fronce ses sourcils et se penche sur la femme en lui chuchottant des phrases tout bas. Elle se pousse et il tape sur le clavier. Puis il relève la tête vers moi.

- Vous saviez ou étais votre père cette après-midi?
- Oui il étais à Paris il...


L'homme a un air grave. Je sens que quelque chose n'est pas normal. J'étais déjà allée dans un commissariat, en troisième quand je m'étais fait raquetter mon portable, et les policiers n'avaient pas fait un interrogatoire sur mon père. Il se gratte la gorge.

- Cette après-midi il y a eu des manifestations violentes dans un salon d'exposition... Et votre père était dans les manifestants...Il a été abattu par un policier, après lui avoir jeté des projectiles...

Je le regarde sans entendre. Je deviens sourde. Tout bourdonne de nouveau, la lumière baisse soudainement, car des tâches noires masquent ma vue. Je soupire vainement.

- Non...c'est impossible...Il y a erreur, mon père assistait seulement à une exposition il...s'il vous plait, vérifiez, vous faites erreure...je...s'il vous plaît monsieur!

L'homme contourne le comptoir et se penche sur moi.

- Non, je suis désolée mademoiselle, il est décédé cet après-midi à l'hopital.
- Mais non! ...On m'aurait prévenue! Je...
- On a sûrement du vous appeler, mais si vous n'aviez pas votre téléphone...


Je suffoque et sens des nausées monter. J'essaie de me lever, tandis qu'une boule énorme grossis dans mes poummons, dans mon oesophage, et ma cage toracique. Ma gorge se serre, je sens le malheur m'emplir.

- Mireille, apporte lui de l'eau.

Sa voix est sourde, masquée par le bourdonnement. Presque aussitôt, je sens un verre se coller à mes lèvres et de l'eau fraîche couler dans ma bouche. Je respire, reprennant mes esprits. Les larmes ne viennent pas, j'éssaie de ne pas penser à ce qui se passe. Je me lève. L'homme me pose la main sur l'épaule.

- Vous allez faire quoi? Rentrer voir votre mère?
- Non...j'ai pas de mère.
- Vous avez bien de la famille?
- Non...j'ai...j'avais seulement mon père.


Une sorte de colère m'envahis, mais bizarement, j'arrive à la refouler. Je n'arrive pas à réaliser, je suis comme une somnambule.

- Je suis désolée mademoiselle...Vous êtes majeure...On ne peut rien pour vous dans l'immédiat. Vous devrez procéder à des démarches à partir de demain...

Je n'entend plus sa voix. Je marche vers la porte, comme dans un rêve. Je l'ouvre, et me retrouve nez-à-nez avec David, qui descend de son bus.

- C'est bon?
- Mon père est mort.


Il ne répond rien. Je passe à côté de lui et monte dans le bus. Sans un regard pour les occupants, je m'assied au même siège qu'à l'allée. David monte derrière moi.

- Je... je ne suis pas sûr d'avoir compris ta phrase en français.
- My father is dead. Bring me to my boat please.

Il me regarde perplexe, ne sachant comment réagir. Je lui indique là où j'habite, et le bus démarre. Je sens les regards des pseudo-rockeur sur moi. Je les ignore. Quand on arrive devant mon bateau, je me lève et le fixe à travers ma vitre. Et soudainement, comme une avalanche, des milliers, des millions d'images, de souvenirs me reviennent. C'est trop dur, insupportable. Je ne peux plus le regarder. Je m'écroule sur le fauteuil, palpitante. Les larmes ne viennent pas, c'est encore plus dur. Je suffoque.

- Je... je ne peux pas...c'est impossible.

Silence.
David finit par se pencher sur moi.

- Tu vas faire quoi?
- Vous allez où, après?
- à Paris.
- Emmenez moi. Je veux juste partir le plus loin d'ici. Laissez moi à Paris, je me débbrouillerai là-bas.


Je ne rélféchis pas. Juste partir et oublier. Pourtant, c'est de mon père, et donc de mon chagrin vers quoi je me dirige.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 14:02

Modifié le mercredi 12 mars 2008 14:45